French with Timo

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Lettre du Vendredi #13 : Retomber amoureux

Practice your French by reading this summer walk through Paris.

Timothée | French Coach's avatar
Timothée | French Coach
Sep 13, 2025
∙ Paid

Suggestion d’écoute pendant la lecture : clique ici, mais reviens après !


Je ne pensais pas que c’était encore possible, pas à mon âge, de retomber amoureux et de ressentir cette émotion un peu adolescente, à la fois légère et bouleversante. Et pourtant, face à tant d’harmonie, de grâce et de beauté, je dois bien l’admettre : c’est arrivé.

Je suis retombé amoureux, mais pas d’une personne… de Paris.

La France, en été, c’est un véritable piège, car on se laisse facilement séduire par l’image parfaite qu’elle renvoie : le jour qui semble durer éternellement, les terrasses pleines où les conversations s’éternisent, les enfants qui jouent dans les jardins, l’odeur des grillades et le verre de rosé bien frais que l’on boit au soleil. Dans ces moments-là, on ne voit que les beaux côtés, et forcément, on se laisse prendre.

Et Paris… Paris en août, c’est encore un autre charme. Lorsque le ciel est d’un bleu éclatant et que les rues paraissent presque désertes, la ville respire d’une manière différente, plus apaisée, presque intime. Le secret, c’est justement d’éviter les lieux les plus connus, ceux où tout le monde se presse, et de se laisser porter au hasard des rues.

C’est exactement ce que j’ai fait il y a quelques semaines. J’avais accompagné mon ami Florent à la gare Montparnasse, d’où il partait pour rejoindre le Cotentin, et de mon côté je devais gagner la Gare du Nord pour prendre l’Eurostar vers Londres. J’avais devant moi cinq heures précieuses, un luxe rare dans une journée de voyage. Bien sûr, j’aurais pu en profiter pour visiter un musée ou faire une découverte « utile » pour mon podcast. Mais j’ai préféré suivre mon activité favorite à Paris : flâner dans les rues, sans carte, sans plan précis, en essayant de rejoindre ma destination simplement au gré du vent.

Ma balade a commencé sur le boulevard Edgar-Quinet, avec ses stands d’artistes qui attirent toujours l’œil. De là, j’ai marché tranquillement jusqu’au jardin du Luxembourg, qu’il est difficile de manquer tant il s’impose naturellement. J’y ai fait une petite pause près du bassin, un livre à la main, assis à l’ombre d’un arbre. Entre deux pages, je levais les yeux pour regarder les enfants faire avancer leurs petits voiliers colorés sur l’eau, une scène à la fois simple et intemporelle.

Puis j’ai repris ma route en direction du nord, vers l’île de la Cité, simplement pour vérifier si les bouquinistes sur les bords de Seine étaient toujours là. Et ils l’étaient, bien sûr, fidèles au poste.

En traversant le Marais, une faim discrète mais insistante a commencé à se faire sentir. Je me suis rappelé alors du marché des Enfants Rouges, un lieu que j’affectionne particulièrement. Mais ce dimanche-là, il était noir de monde, victime de son succès auprès des amateurs de brunch. J’ai donc décidé de poursuivre ma marche vers l’un de mes quartiers préférés, Château d’Eau.

Dans la rue du Faubourg-Saint-Denis, je déambulais sans vraiment savoir où m’arrêter, hésitant entre plusieurs options. Et puis je suis tombé par hasard sur le Bouillon Julien. J’avoue sans honte que je n’avais jamais testé de bouillon à Paris, et c’était l’occasion parfaite de réparer cette erreur. Je ne vais pas trop détailler l’expérience ici, car je compte en parler plus longuement dans un prochain podcast. La voilà, l’expérience utile ! Mais je peux déjà dire que l’endroit vaut le détour.

Après ce repas, j’ai continué ma promenade dans la rue des Petites Écuries, avant de remonter lentement vers la Gare du Nord. À mesure que j’approchais, l’agitation grandissait, contrastant avec la sérénité qui avait marqué le reste de ma balade.

Et puis est venu le moment de dire au revoir :

« Au revoir, Paris. On se reverra bientôt. »

Mais je crois que le piège s’est refermé sur moi. Car désormais, je n’ai qu’une idée en tête : venir habiter ici un jour, pour quelques temps. Et oui, c’est plus fort que moi : Paris m’a encore pris dans ses filets.

Timothée


Les petits trésors de la lettre

Now, let’s look at some useful grammar points, idiomatic expressions, and vocabulary from the letter. These examples will help you understand how French works in real-life storytelling and give you tools to make your own French more natural.

Useful vocabulary for love and attraction

  • « Retomber amoureux » → to fall in love again.

  • « Paris m’a encore pris dans ses filets » → literally “Paris caught me in its nets again”, an idiom meaning I fell under Paris’s charm again.

Idiomatic expressions about daily life

  • « C’était noir de monde » → literally “black with people”, meaning very crowded.

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